Communaut? de
Communes du Kochersberg

4, place du March?
BP 23 - 67370 Truchtersheim

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Histoire de Neugartheim-Ittlenheim

Présentation de la commune...


La fusion des communes de Neugartheim et d?Ittlenheim est intervenue en 1972. La nouvelle mairie-?cole se trouve dans un parc de loisirs, cr?? entre les deux localit?s.


Neugartheim

L'église de Neugartheim

En général, l’origine des noms des localités alsaciennes n’est pas facile à déterminer. Il faut se méfier des explications trop faciles, comme c’est le cas pour Neugartheim que certains traduisent par le village où il y a un nouveau jardin. En fait, le nom de ce village, cité en 1166 sous la forme Nugaretum, signifie plantation de noyers.

 

Le village est situé au pied de la colline du Kochersberg qui culmine à 301 mètres. Ce sommet, le plus élevé entre les cours de la Souffel et de la Zorn, domine directement l’une des deux grandes routes reliant Strasbourg à Saverne.

 

Le terme Kocher signifiait en langue celtique la colline. Quelques siècles plus tard, les Alamans, ignorant cette signification, y ont ajouté le mot berg qui désigne aussi une hauteur (colline ou montagne). Un pléonasme !

 

Cette colline a joué un rôle prépondérant dans l’histoire de la localité. Sans doute les Romains y avaient-ils déjà installé un poste d’observation à son sommet. Utilisant peut-être une ancienne fortification abandonnée, la seigneurie épiscopale de Strasbourg a commencé, après 1249, la construction d’un château fort. Après plusieurs péripéties, le château fut assiégé en juin 1592 par les troupes du Cardinal de Lorraine ; les occupants furent massacrés et le château incendié. Bien plus tard, en 1720, ses pierres seront utilisées pour construire la nouvelle route des diligences de la ligne Strasbourg-Saverne. Aujourd’hui, il ne reste qu’un ensemble de douves qui mériterait d’être mis en valeur.

 

Les hauteurs du Kochersberg seront à nouveau utilisées pour la ligne du télégraphe optique de Chappe qui permettait, par temps clair, une transmission rapide de messages à grande distance. Paris était ainsi relié à Strasbourg en une quarantaine de relais. L’un de ces relais était d’abord installé sur le Goeftberg en 1798, puis a été transplanté sur le Kochersberg en 1814. Il fonctionnera jusqu’en 1852. Aujourd’hui, une reconstitution stylisée en rappelle le souvenir.




Ittlenheim

Des hauteurs du Kochersberg, on aperçoit Ittlenheim, le premier village après le maïs

Le nom du village d’Ittlenheim apparaît pour la première fois, sous l’appellation Utilenchaime, dans un document de l’an 742. Des populations alémaniques occupaient alors la région, ce qui explique la terminaison en « heim », qui veut dire « séjour, habitat, chez soi ».

 

Autour de l’An Mil, le village était une possession des empereurs germaniques, ce qui n’a pas empêché les grandes abbayes de Wissembourg et de Schwarzach (pays de Bade) d’y détenir des terres. Le Rhin n’était pas encore une frontière.

 

Curieusement, et c’est un cas unique dans le Kochersberg, le village fut abandonné par ses habitants à partir de 1470. En 1508, s’y trouvaient encore deux villageois. Les agriculteurs des villages voisins transformèrent les terres du ban d’Ittlenheim en pâturages, et cela pendant presque deux siècles.

 

L'église de ITTLENHEIM

C’est seulement à partir de 1697 que des habitants du proche Neugartheim se mirent à reconstruire des maisons sur le site du village disparu. Puis d’autres familles sont venues de plus loin, comme les Elbel, originaires de Bavière. L’église catholique a été construite en 1715 et a subi, par la suite, plusieurs transformations. Vers 1780 a été construit le presbytère qui est le seul dans la région a posséder un étage dont la façade est faite en colombage. Une vaste cave dotée d’une voûte en briques rappelle le temps où un important vignoble recouvrait les collines des environs.

 

En 1815 est né à Ittlenheim un certain Aloyse HUBER, fils du cordonnier Joseph Huber et de Marie Elbel. Il monta à Paris et participa à la Révolution de 1830. Plus tard, il a tenté d’assassiner le roi Louis-Philippe. Condamné à la prison à vie, il fut gracié en 1848. Il est mort à Autun à l’âge de 50 ans.


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