Dans les documents darchives, on recense cette localité, pour la première fois en lan 782, sous le nom de Wiufriedeshaim, sans quil soit possible dexpliquer avec certitude la signification de ce toponyme.
Cest au Moyen Age que Wiwersheim atteint une certaine notoriété. Sa chapelle, dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs, attire alors de nombreux pèlerins, venant dAlsace mais aussi de régions lointaines comme lAllemagne du Sud. Ce lieu de culte nexiste plus ; il a été remplacé en 1887 par une église de style néo-gothique, qui renferme certains éléments architecturaux ou décoratifs de lancien édifice.
Le village était la propriété des barons de Wangen qui avaient le souci du respect de lordre public sur leurs territoires. En 1769, ils publient un nouveau « règlement de police » qui impose aux habitants une vie disciplinée. Ainsi, il est interdit de fréquenter lauberge durant la célébration des messes et des vêpres.
Comme dans tous les villages du Kochersberg, lagriculture est le principal facteur économique. Un emblème, gravé au XVIIIème siècle sur le porche de la ferme de lancien prévôt, représente le curoir, ou grattoir, avec lequel le laboureur décrottait le soc de sa charrue. Loutil est devenu lemblème du paysan du Kochersberg.
Jadis, les produits agricoles destinés à la vente en ville étaient transportés avec des chariots attelés de chevaux. Le buf ne faisait pas partie des animaux de trait. A défaut dattelage, certains, en particulier les femmes, portaient leur fardeau sur la tête. Pour leur faciliter les déplacements, le préfet du Bas-Rhin, Lezay-Marnésia, a fait installer des bancs-reposoirs le long des routes. Un tel banc existe encore à la sortie du village ; il porte la date de 1811 et a été construit pour célébrer la naissance du roi de Rome, fils de lempereur Napoléon Ier et de Marie-Louise dAutriche.
Depuis 1935, un grand silo à grains évite aux agriculteurs de trop déplacements pour la livraison de leurs récoltes de céréales. Un nouveau silo, construit à la fin du XXe siècle permet le stockage à court terme de 14.000 tonnes de maïs.
Au matin du 23 novembre 1944, le général Leclerc a installé son quartier général à lécole de Wiwersheim et y a dirigé les opérations de la 2e Division Blindée pour la libération de Strasbourg.